SYNDICAT NATIONAL DES TÉLÉPHÉRIQUES DE FRANCE

21 chemin des Sources – 38246 MEYLAN CEDEX

HL//B 1/5
Le 4 octobre 2002
PJ : 4

Circulaire n° 2566
L’accueil des skieurs handicapés

Complète la circulaire n° 2349

D'après le document fourni par la Direction Technique du Ski Alpin de la FFH

Ce qu’il faut retenir :

 En France, chaque station a vocation d'ouvrir l'accès de son domaine aux skieurs en situation de handicap. Un cadre a été défini ces dernières années. Il doit permettre d’éviter toute situation arbitraire et d’assurer la sécurité des usagers.
 L'application de ce principe doit se faire dans le respect des dispositions liées :
A la sécurité. En fonction du site, de son équipement (remontées mécaniques) et des conditions nivo-météo, l’exploitant peut être amené à adopter des dispositions particulières ;
Au matériel utilisé par le skieur handicapé et à son utilisation. Voir chapitre A ;
Aux comportements et prérogatives de chacun. Voir chapitres B et C.
 Le cadre général national peut être très utilement complété par un document à destination des skieurs handicapés mis au point au sein de chaque station et destiné à faire connaître les conditions d’accès au domaine skiable.

Ces dernières saisons ont vu l'accroissement de la fréquentation de nos stations par des skieurs handicapés, en particulier ceux utilisant des appareils de ski assis.

Il paraît utile de rappeler dans quel cadre s'inscrit cette pratique, cadre résultant de divers travaux menés, depuis 1997 et en étroite concertation, par le SNTF, le STRMTG et la F.F. Handisport.

Vous trouverez en pièces jointes à cette circulaire :

 Un cadre pour élaborer un guide d’accès à votre station à l’usage des skieurs handicapés.
 Le règlement du ski assis mis au point par la FFH.
 Une note pouvant être utile à votre personnel (mise au point par la FFH).
 La liste des matériels homologués.

Les principaux éléments de ces textes sont détaillés dans les pages qui suivent.

A - Les Avis du STRMTG

Sur demande des fabricants, la Commission d'Homologation examine d'après dossier puis sur le terrain les caractéristiques et les possibilités d'évolution des matériels présentés. Elle rédige ensuite son avis où figurent les conditions d'utilisation autorisées: liste des types de remontées utilisables, avec les conditions d'usage (embarquement et débarquement, vitesses etc…) ; elle y mentionne d'éventuelles contraintes d'évolution sur les pistes (types de pistes imposés, assurage par corde, Permis de pilotage, etc…), ainsi que d'éventuelles particularités pour l'évacuation.

Pour résumé de façon pratique, les responsables en stations doivent savoir qu'à ce jour :

 Tous les matériels fabriqués professionnellement en France ont reçu leur avis (ainsi que d'autres, moins diffusés) ;
 Aucun appareil "uniski" ou "Dualski" (l'essentiel du parc utilisé) n'a reçu de limitation d'accès aux remontées ou aux pistes ;
 Les dispositifs d'accroche-largage pour téléskis font l'objet d'homologations spécifiques ;
 Outre le téléski, la remontée de prédilection des skieurs assis est le télésiège, une vitesse réduite étant souvent souhaitable s'il n'est pas débrayable. Mais attention, les aires d'embarquement et débarquement doivent respecter la hauteur de la surface de l'assise des sièges par rapport à la neige, en vigueur pour les valides et qui convient au ski assis, soit 46+5 cm (norme européenne) ; sinon l'embarquement et/ou le débarquement devront se faire à l'arrêt, et avec l'aide du personnel ;
Certains dispositifs à l'entrée des remontées (tourniquets, portillons…) peuvent se révéler infranchissables ; prévoir une alternative d'accès par contournement (norme européenne).
La distinction entre valide et handicapé n'a pas lieu d'être en matière d'évacuation : dans sa coque offrant protection et multiples possibilités d'arrimage, le skieur asis est même plus facile à traiter lors de la descente aérienne, et, une fois à terre, en zone skiable ou non, son cas reste semblable à celui, bien prévu par les procédures, d'un valide en difficulté sérieuse, non autonome ;
Toutes les évacuations de téléportés se font, le skieur restant dans sa coque, avec les matériels et selon les processus habituels, à l'exception de l'usage d'une corde passant sous le châssis, au niveau des genoux, pour éviter un déséquilibre vers l'avant en suspension ;
Seul le "biski" ou "ski-kart" (appareil de marque Moyeu Concept peu diffusé, reconnaissable à ses skis très écartés se dirigeant avec des commandes manuelles) est limité aux téléskis et aux pistes vertes ou bleues, et doit être assuré avec une corde par un skieur valide ;
Le "Fauteuil-ski", qui est le seul appareil piloté (c'est-à-dire embarquant 2 personnes, pilote et passager), est interdit de ce fait sur téléski (sauf dérogation à la règle "une seule personne par suspente") ; attention : le pilote doit être titulaire d'un Permis (cas unique à ce jour), délivré par l'APF (Association des Paralysés de France, inventeur de l'engin) et/ou la FFH.

B - Le Règlement du Ski Assis

Ce règlement a été mis au point par la FFH. Il précise les règles à respecter par le skieur handicapé. Il peut donc être très utile pour un exploitant face à un cas difficile.

En résumé, il est rappelé que :

Les responsables d’exploitation peuvent décider des restrictions d'accès (permanentes ou temporaires) imposées par des conditions particulières liées à la sécurité et au site. Ces restrictions doivent pouvoir être justifiées avec précision : donner une impression de désinvolture en la matière est souvent très mal ressenti.
L'utilisateur de matériels non homologués peut être accepté, ou se voir refuser l'accès à la station.
Un appareil de ski assis défectueux, détériorant les installations, peut (et même doit) en être exclus.
Un skieur handicapé assis doit être accompagné (sauf rare exception acceptée par la Station) d'un skieur valide, chargé de lui porter assistance en toutes circonstances (plusieurs assis peuvent relever d'un même accompagnateur).
Le skieur assis doit se présenter en arrivant dans la station, et s'informer de l'accessibilité des remontées et des pistes (par exemple aux caisses et par l'intermédiaire de son accompagnateur) lors de l'achat des titres de transport.
L'accompagnateur doit précéder (c’est une obligation) le skieur au téléski pour se poster au bouton d'arrêt et sécuriser l'arrivée.

 C – Comportement du personnel des remontées mécaniques

La FFH a également édité un texte précisant le comportement que devrait avoir les skieurs de ski assis et le personnel des remontées mécaniques quand un skieur handicapé se présente. Ce texte est joint à la présente circulaire. Il peut être utilisé, par exemple, lors des formations du personnel.

En résumé :

D’une façon générale, le personnel des remontées mécaniques doit rester disponible et bienveillant, mais sans sur-protection, toute aide directe ne se faisant que sur sollicitation du skieur ou de son accompagnateur.

Téléski : être à l'écoute de l'usager pour la mise en place du système d'accroche sur la perche ; accompagner la mise en tension ;

Télésiège : interroger l'usager sur la vitesse d'embarquement (sauf débrayable), une vitesse réduite étant le plus souvent souhaitable ; ne jamais abandonner le bouton d'arrêt (le réflexe est souvent d'aller aider) ; très important aussi : veiller à la distance entre la neige et le haut de l'assise (entre 41 et 51 cm, voir ci-dessus) ;

Quelques points divers

Politique tarifaire : La FFH attire l'attention sur les deux principaux cas où le skieur handicapé est contraint d'être accompagné, ce qui alourdit sa charge financière : il s'agit d'une part des skieurs assis, on l'a vu, et d'autre part des handicapés visuels, qui ne peuvent skier qu'avec un guide.

La règle générale reste que, pour toutes les personnes en situation de handicap, la tarification, qui peut aller du très favorable au non dérogatoire, est librement définie par chaque exploitant.

Remarque : Dans les 2 cas ci-dessus, la délivrance des deux forfaits pour le prix d'un seul est adoptée par certaines stations.

Les Règlements de Police et d'Exploitation sont à mettre en conformité avec la pratique.

Le Directeur Technique
Hervé LENOIRE

Adresses utiles :

STRMTG : Domaine Universitaire 1461 rue de la Piscine 38400 St Martin d'Hères
tél. : (0)476 637 878 fax (0)476 423 933 mél : strmtg@equipement.gouv.fr
FFH : B. Baudéan, DT Adjoint du Ski Alpin, 5 av. T. Derème 64400 Oloron-Ste-Marie
tél. & fax : (0)559 390 576 mél : baudean.skihandi@wanadoo.fr

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Annexe 1

Cadre pour établir un guide d’accès au domaine skiable

 Dans la mesure où cela semble nécessaire et adapté, il est souhaitable d’indiquer pour chaque accès à votre domaine skiable :

Le (ou les) parking munis de stationnement réservé et/ou adaptés pour les skieurs handicapés ou plus simplement situé près des caisses ou des remontées mécaniques les plus facilement accessibles à ces skieurs (logique de déplacement global).
Les remontées mécaniques dont l’accès est :
J Conseillé
K Autorisé
L Non autorisé

L’idéal ici étant de détailler suivant le type d’appareil susceptible d’être utilisé par le skieur assis. Sur ce point, il est possible de se rapprocher de la FFH pour se faire aider.

Les WC, salles hors sac, restaurants d’altitude, téléphones, etc.. accessibles et aménagés pour les personnes en situation de handicap.
Les éventuels tarifs particuliers pratiqués.
Les numéros de téléphone d’urgence et d’informations au domaine skiable.
Quelques règles de sécurité et/ou comportementales rappelées dans les différents textes joints à cette circulaire ou concernant les skieurs en général.

 Annexe 2

Le règlement du ski assis

Document mis au point et diffusé par la Fédération Française Handisport

Préambule

Les skieurs handicapés ont la chance de pratiquer un sport de pleine nature en intégration complète avec les valides : ils utilisent en effet sans aménagement les mêmes remontées et les mêmes pistes qu'eux, avec en plus des possibilités d'évolutions comparables.

Les skieurs assis, pour continuer à bénéficier de cette situation remarquable, doivent être, plus que les autres, vigilants et responsables. Bien que leur activité soit réglementairement reconnue, il doivent absolument éviter l'apparition de réactions hostiles ou de rejet que des comportements irresponsables de leur part peuvent à tout moment susciter.

Nous savons que les skieurs en uniski ou dualski peuvent évoluer dans les stations sans rien perturber dans leur fonctionnement et pourtant sans rien exiger de particulier ou presque, ni auprès des professionnels des Pistes ou des Remontées, ni auprès des autres usagers : c'est la définition même d'une intégration harmonieuse.

Mais cela suppose tout d'abord que les handicapés en soient eux-mêmes convaincus, pour convaincre à leur tour les autres (au premier rang desquels les professionnels cités), et aussi qu'ils consentent à s'en donner les moyens en observant quelques règles, dont beaucoup relèvent du simple bon sens, d'autres (par exemple pour le matériel ou les accompagnateurs) étant plus contraignantes. La pratique du bi-ski, bien que moins performante, et celle du fauteuil-ski, doivent s'inscrire dans un cadre similaire.

Pour bien pratiquer et être accueilli avec sympathie par tous les acteurs de ce milieu si valorisant, ces contraintes sont un prix bien faible à payer.

Objectif

Le présent règlement a donc précisément pour objectif d'assurer cette intégration harmonieuse, telle que définie ci-dessus, de la pratique handisport à celle des valides.

Pour cela il indique les principes d'action à respecter, et, pour chacun d'eux, les moyens à mettre en oeuvre.

Principes

  1.  Ne pas introduire de nouvelles situations menaçant la sécurité, que ce soit celle du handicapé ou celle des autres, sur les pistes ou sur les remontées.
  2.  Ne pas perturber le bon fonctionnement des installations.
  3.  Ne pas gêner l'utilisation normale de ces installations, ni celle des pistes, par les autres usagers.
  4.  Les responsables des Remontées mécaniques et des Pistes sont maîtres de leurs décisions dans leurs domaines respectifs : en conséquence, se conformer complètement à leurs directives.

 Moyens

Principe 1 : la sécurité

Tout skieur assis (sauf peut-être exceptionnellement les très bons skieurs, très expérimentés) est accompagné d'un bon skieur valide, capable de lui porter assistance si nécessaire.

Voici les tâches impératives de cet accompagnateur (qui peut assister plusieurs skieurs assis) :

En arrivant dans la station, il prend connaissance auprès des services compétents de l'accessibilité, qui peut dans certains cas ne pas être complète, des pistes et installations (cf. plus bas autorité du service des Pistes et de celui des Remontées mécaniques)
Au téléski (TK), l'accompagnateur précède le(s) skieur(s) assis pour aller se poster au bouton d'arrêt d'urgence et sécuriser ainsi l'arrivée.
Sur les pistes, il assiste le(s) skieur(s) assis en toutes circonstances.

Le garde-corps doit être abaissé durant la montée en TS.

Les bi-skis n'utilisent que les TK et les pistes assez faciles (vertes ou bleues) ayant l'agrément de la station.

Selon le modèle, l'assurage par corde peut être exigé sur les pistes.

Le port du casque est très fortement recommandé à tous les skieurs assis.

Principes 2 et 3 : le fonctionnement et l'utilisation des installations et des pistes

Le skieur ne crée ni attente ni gêne sur les remontées.

 Le skieur utilise les couloirs normaux, ou consulte le personnel en cas de problème.
 Le fauteuil est mis assez tôt en position haute pour le TS ; la vitesse lente (voire l'arrêt) peut être demandée pour l'embarquement et le débarquement.
 De même, il faut déployer et vérifier l'accroche pour le TK sans créer d'attente exagérée des autres usagers.
 Il faut dégager les aires d'arrivée avant de remettre le matériel en configuration pour la descente.
 Toute détérioration des installations (assises de TS par ex.) par les matériels est un motif d'interdiction.

Le skieur respecte les règles de circulation sur les pistes, et la signalisation.

Remarque : la signalisation pourra en particulier, dans les stations qui l'auront souhaité, comporter un logo indiquant l'accessibilité de l'installation sur laquelle il figure.

Les stages ou séjours regroupant des skieurs assis ne doivent pas réunir des effectifs trop importants.

Indication : il semble raisonnable de se limiter à 6 débutants en stage technique, et 3 en séjour privé.

Principe 4 : l'autorité du Service des Pistes et de celui des Remontées mécaniques

En fonction du site, de son équipement et des conditions, les responsables de la station peuvent être amenés à adopter des dispositions particulières pour des raisons de sécurité : il est donc exigé du skieur assis d'en prendre connaissance, par lui-même ou grâce à son accompagnateur, lors de son arrivée (à l'occasion de l'achat des titres de transport par exemple) et de s'y conformer.

L'utilisation de matériels non homologués peut être refusée par les responsables de la station.

 

Annexe 3

Ski assis : Comportement des skieurs et du personnel des remontées mécaniques

Document mis au point par la Fédération Française Handisport

Les skieurs assis peuvent utiliser les remontées dans des conditions d'autant meilleures que quelques règles simples de comportement sont respectées par tous les acteurs. La présente note en fait une description.

L'accès :

Les tourniquets ou portillons peuvent être difficiles à passer, ou même se révéler infranchissables. Le personnel indique alors au skieur assis un accès de contournement.

A. Les télécabines et téléphériques :

Ces gros porteurs nécessitent quasiment tous le transfert du skieur assis hors de son engin de ski vers un fauteuil roulant et peut-être du fauteuil vers un siège de la cabine. Ceci, joint aux volées de marches, à la largeur et la vitesse variables des cabines etc…donne lieu à des complications très lourdes, à éviter absolument. Si ce n'est pas possible, les usagers en situation de handicap solliciteront les personnels des deux gares pour une manutention sans doute importante quoique variable selon les installations.

Pour ces raisons, les skieurs assis privilégient de fait les téléskis et les télésièges.

B. Le téléski :

La présence d'un perchman est indispensable pour mettre en place le largueur sur la perche ou l'archet.

Les téléskis les plus faciles à utiliser au démarrage sont évidemment ceux à attaches débrayables, qui doivent être pris en mode de départ manuel. Pour les autres, la présence d'enrouleurs laisse en général le temps nécessaire à l'accroche; sinon, une plus grande rapidité d'exécution des manœuvres sera peut-être requise, sauf si une vitesse réduite est disponible.

Les largueurs actuels les plus utilisés se composent d'un boudin arrondi devant se mettre sur la sellette de la perche ou être engagé dans l'archet et d'un système de cordes et de mousquetons pour la traction et les 2 commandes de largage (une dans chaque main).

Ces largueurs à boudin sont conçus pour un usage avec des sellettes, les archets étant plus faciles d'emploi (il suffit d'engager l'anneau formé par le boudin en le plaçant au plus près du bras central lors de la mise en tension).

Le skieur :

  1. Il prépare (et vérifie) le largueur avant de se présenter au départ, sans gêner le flux des usagers ;
  2. Il s'avance vers le départ, le largueur préparé, boudin fermé, sur ses genoux.

Son accompagnateur réglementaire le précède sur la remontée pour aller se placer au bouton d'arrêt de l'arrivée.

Le perchman :

  1. Le perchman se place en mode de départ manuel ; surtout s'il n'a pas d'expérience, il suit les indications du skieur pour présenter le système, en tension, avec les diverses cordes en bonne configuration.
  2. Le perchman engage ensuite la sellette dans l'anneau formé par le boudin, le coude de la perche étant vers le haut et le boudin reposant sur la sellette (schéma ou photo joint ?).
  3. Il tient la perche dans cette position en gardant le largueur en tension et déclenche le départ ; il lâche la perche quand celle-ci commence la traction. Il doit rechercher un départ sans à-coup, et peut par exemple pour cela estimer utile de ralentir la vitesse.
  4. Le perchman attendra au moins 10 secondes avant d'envoyer l'usager suivant.

 C. Le télésiège :

Les appareils de ski assis sont conçus pour embarquer et débarquer dans des aires respectant les normes en vigueur. La cote essentielle est ici la hauteur du dessus de l'assise par rapport à la neige, soit 46 (+ ou -) 5cm (norme européenne).

Le personnel doit donc veiller scrupuleusement à son respect. Hors de cette plage en effet, l'arrêt de la remontée sera impératif, avec ensuite des manœuvres lourdes, malaisées et peut-être longues de manutention.

Si une vitesse ralentie (hors débrayables) pour embarquer et débarquer n'est jamais perturbante, ce n'est pas le cas de l'arrêt, qui est à éviter (il n'aide pas, au contraire).

Sauf dans le cas de skieurs confirmés prenant la remontée en autonomie, le skieur assis se présente avec son accompagnateur ; éviter la montée d'autres usagers sur leur siège (sauf grande capacité, plus de 4 places). Les procédures sont les mêmes dans tous les cas, y compris en présence de tapis d'embarquement roulants.

Embarquement

Les skieurs :

  1. Ils déverrouillent dossier et châssis au préalable (configuration de montée).
  2. Ils demandent au personnel le choix éventuel d'une vitesse ralentie.
  3. Ils se présentent pour être en position centrale sur le siège, en fonction de leur observation préalable des lieux et du matériel (garde-corps, repose-pieds, etc.).
  4. A l'approche du siège, le skieur assis se met en position haute, aidé si nécessaire par l'accompagnateur debout à ses côtés qui soulève la coque en la tenant par la base du dossier, sans gêner l'usage des stabilos (cannes avec un patin pour l'équilibration latérale du skieur assis).
  5. Le siège s'étant engagé complètement sous la coque, le skieur assis se pose sur l'assise et saisit immédiatement le dossier de la main opposée au côté de l'accompagnateur ; celui-ci s'assied ensuite et rabat le garde-corps.

Le personnel des remontées mécaniques :

  1. Bien gérer la procédure de présentation, en particulier si un contournement de portillons est nécessaire, en procurant un siège pour le skieur assis et son accompagnateur, et eux seuls si moins de 4 places.
  2. Questionner pour l'adoption éventuelle d'une vitesse ralentie, qui n'est de toute façon jamais nuisible, surtout au premier passage.
  3. Sauf sur demande expresse des usagers, ne pas intervenir dans leurs manœuvres (même si la tentation est grande d'aller aider) et surtout ne jamais abandonner le bouton d'arrêt d'où doit se faire la surveillance attentive des opérations.
  4. Si un incident se produit, arrêter la remontée, puis proposer de l'aide en restant à l'écoute des demandes des intéressés.
 
Débarquement

Les skieurs :

  1. Vérifier assez à l'avance, sans le relever complètement, que rien n'empêche la remontée du garde-corps.
  2. Le skieur assis saisit à nouveau le dossier d'une main pendant la remontée, au dernier moment, du garde-corps.
  3. Dès que le contact avec la neige est pris, le skieur assis récupère ses 2 stabilos et se dégage du siège en basculant franchement vers l'avant. L'accompagnateur, toujours assis, peut intervenir en poussant énergiquement le skieur par son dossier, dans l'axe du mouvement et sans gêner l'usage des stabilos.
  4. Cette phase de dégagement est parfois contrariée par le rembourrage des assises. Si la zone de débarquement est courte (avant que la pente de dégagement n'éloigne à nouveau le siège du sol), les hésitations peuvent entraîner une perte de contact avec la neige avant que le débarquement n'ait eu lieu : ne plus chercher dans ce cas à quitter le siège (en sautant), attendre l'arrêt et l'aide du personnel.
  5. Quand le dégagement du skieur assis s'est fait correctement, l'accompagnateur débarque à son tour ; ils s'éloignent suffisamment pour remettre dossier et châssis en configuration de descente.

Le personnel des remontées mécaniques :

  1. Il surveille l'approche du siège concerné et ralentit la vitesse.
  2. Il reste au bouton d'arrêt d'où il suit avec attention le déroulement des manœuvres décrites ci-dessus.
  3. Si le skieur assis n'a pas eu le temps de débarquer ou a chuté très vite après, au risque de gêner les suivants, le préposé arrête la remontée. Il peut alors, et alors seulement, aller proposer son aide.

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Annexe 4

Liste des matériels de ski assis homologués

Le présent document, mis au point par la FFH, recense les avis prononcés à ce jour par la Commission d'Homologation des Matériels de Ski Assis, et en résume les contenus.

Le texte complet de chacun de ces avis peut être demandé au constructeur concerné ou au secrétariat de la Commission (STRMTG, Domaine Universitaire, 1461 rue de la Piscine, 38400 St Martin d'Hères ; tél : +33 / (0)4 76 63 78 78).

Abréviations : TK : téléski ; TS : télésiège.

Constructeur / matériel

Utilisation

Moyeu Concept / Uniskis "CS 1A" et "CS 1E" (enfants) :

AVMH 733/99 A/99

Pierre Tessier / Dual-ski et Pierre Tessier / Uniski :

AVMH 735/99 A/99

CDRD / Uniski "AMS" et Uniski "AMS.C" :

AVMH 748/99 A/99

TK à perches (dans ce cas, hauteur de câble maxi de 4 m) fixes ou débrayables ou à enrouleurs, à sellettes ou archers, avec une personne pour aider à l'accroche, y compris appareils avec lâcher sous poulie et pylônes d'angle ; 10 secondes d'espacement avec la suspente suivante ; contre pente réglementaire à l'arrivée et évacuation possible de la ligne en sécurité. Système d'accroche homologué. Accompagnateur au bouton d'arrêt de l'arrivée.

Pas de limitation de pente de montée, mais, en attendant la classification des TK par niveau de difficulté, accès en fonction du niveau du skieur, défini par celui-ci en accord avec l'exploitant.

TS : hauteur max de l'assise 50 cm, et 35 cm libres sous la banquette ; embarquement : arrêt pour TS fixes 2 pl ; 1 m/s pour 3 pl et plus, 1,5 m/s si tapis, vitesse normale si débrayables ; montée garde-corps rabattu ; débarquement à une vitesse au plus égale à celle d'embarquement, aire réglementaire avec pente entre 15 et 30 %.

Moyeu Concept / Largueur Moyeu Concept :

AVMH 732/99 A/99

Pierre Tessier / Largueur Tessier :

AVMH 734/99 A/99

CDRD / Largueur "LAMS" :

AVMH 747/99 A/99

Artant / "Tirski GJ"

AVMH 772 01 A

Laviolette / "Largueur 2000"

AVMH 774 01 A

TK à perches (dans ce cas, hauteur de câble maxi de 4 m) fixes ou débrayables ou à enrouleurs, à sellettes ou archers, avec une personne pour aider à l'accroche, y compris appareils avec lâcher sous poulie et pylônes d'angle ; 10 secondes d'espacement avec la suspente suivante ; contre pente réglementaire à l'arrivée et évacuation possible de la ligne en sécurité.

Limitations éventuelles figurant à l'avis concernant l'engin tracté.

Pierre Tessier / Fauteuil-ski APF :

AVMH 736/99 A/99

Avis concernant l'utilisation sur TS :

Pilote titulaire de l'attestation de capacité.

Mêmes conditions que pour les Uniskis (voir ci-dessus), mais aussi : contournement des portillons d'accès éventuels, mise en position hors de l'aire d'embarquement ; pilote embarqué sur le même siège.

Crea Team / "Super Lift" + "Trab" :

AVMH 741/99 A/99

Système d'accroche/largage à pinces Super Lift associé obligatoirement à l'élément Trab, avec sphère se logeant entre les pinces, fixé sous la sellette du TK à la place de l'écrou habituel.

Mêmes conditions d'utilisation que les largueurs ci-dessus.

 

CDRD / "Biski GMS"

AVMH 749/99 A/99

TK : uniquement pour skieurs ayant une bonne motricité des membres supérieurs : TK à perches (dans ce cas, hauteur de câble maxi de 4 m) fixes ou débrayables ou à enrouleurs, à sellettes ou archers, avec une personne pour aider à l'accroche, y compris appareils avec lâcher sous poulie et pylônes d'angle ; 10 secondes d'espacement avec la suspente suivante ; contre pente réglementaire à l'arrivée et évacuation possible de la ligne en sécurité. Système d'accroche homologué. Accompagnateur au bouton d'arrêt de l'arrivée.

Pas de limitation de pente de montée, mais, en attendant la classification des TK par niveau de difficulté, accès en fonction du niveau du skieur, défini par celui-ci en accord avec l'exploitant.

Pratique interdite : pilote + skieur assis tractés par la même perche.

TS : hauteur max de l'assise 50 cm, et 35 cm libres sous la banquette ; embarquement : arrêt pour TS fixes 2 pl ; 1 m/s pour 3 pl et plus, 1,5 m/s si tapis, vitesse normale si débrayables ; montée garde-corps rabattu ; débarquement à une vitesse au plus égale à celle d'embarquement, aire réglementaire avec pente entre 15 et 30 %.

Moyeu Concept / Biskis "Concept Ski 2 A" et "Concept Ski 2 E" :

AVMH 751/99 A/99

Sur TK uniquement ; comme uniskis ci-dessus, sauf espacement de 20 s avec la perche suivante.

Utilisation sur pistes faciles avec corde de sécurité tenue par un skieur de bon niveau.

HAM / Uniskis "Yéti 1" et "Yéti 2"

AVMH 754/00 A/00

Sur TK : comme les autres uniskis (voir plus haut).

Sur TS : embarquement et débarquement à l'arrêt pour Yéti1 ; pour Yéti2 : si débutant ou inexpérimenté : à l'arrêt sur tous TS, sinon : comme les autres uniskis.

Autres conditions : comme autres uniskis.

Artant / Uniski "Yeti MCP"

AVMH 773 01 A

Comme les uniskis Tessier etc… (voir plus haut).

 Adresses des fabricants

CDRD Quartier des Sablières 38840 ST LATTIER
Crea Team Le Bruc 48160 ST JULIEN DES POINTS
Moyeu Concept 6 route de Puiseaux 45390 AULNAY LA RIVIÈRE
Pierre Tessier Av. d'Italie Atelier 7 73300 St Jean de Maurienne
tél : 04 79 83 51 52 info@dualski.com
HAM 33 bis Bd de Cimiez 06000 NICE
ARTANT 20, route de Vourles BP 57 69230 ST GENIS LAVAL
LAVIOLETTE Bernard 9, Chemin de Décines 69680 CHASSIEU

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